• Rémi HOULLE

    Rémi HOULLEAuvergnat originaire de l'Allier, Rémi HOULLE, actuellement étudiant en direction d'orchestre, est percussionniste de formation.

    "Il compose en amateur de petites pièces qui mettent en pratique les règles d'écriture classique qui lui ont été enseignées par François Piguet, à Saint-Etienne, au Conservatoire à Rayonnement Régional.

    Son répertoire compte quelques oeuvres pour choeur a cappella (notamment sur des poèmes de Verlaine), quelques pièces symphoniques de style néo-classique et romantique, ainsi que de la musique de chambre pour marimba et instruments à cordes, dont la sonate en Sol Majeur pour Marimba, Violon et Violoncelle qui sera interprétée pour la toute première fois, en public, lors du concert donné par le Trio ROSEADORA, le samedi 17 mars 2012, en la chapelle Claire-Joie, à Saint-Didier-en-Velay.

     

    La Pièce :

    La Sonate en Sol Majeur pour Marimba, Violon et Violoncelle a été spécialement écrite pour les interprètes formées par le Trio ROSEADORA.

    Elle se compose en deux mouvements :

    Le premier mouvement est une forme classique de sonate, avec deux thèmes exposés puis développés, et enfin réexposés. La tonalité est classiquement Sol Majeur, mais comprend un quatrième degré surélevé, créant ainsi une couleur modale, exprimée par une petite introduction douce. Le thème du début, assez mélancolique et chantant, est ornementé à la façon de la fin du XVIIIe siècle, puis redit dans le mode mineur. Le second thème, en do mineur, est plus rythmé et énergique, plus brut et moins orthodoxe. Le violon devient rapidement nerveux par-dessus une longue pédale de dominante assurée par le marimba et le violoncelle. Après la reprise de cex deux thèmes, s'ensuit le développement qui débute par une sorte de "prédiction" du second mouvement, un thème de valse arpégé par le marimba. Mais celle-ci est de courte durée puisque le violon enchaîne avec une fugue sur le thème du début, puis la tension monte grâce aux cordes qui égrainent violemment la gamme du sol mineur sur pédale de dominante, le violon reprend ses arpèges, mais, cette fois, sur pédale de tonique et de manière retenue, jusqu'à la réexposition du thème du début mais dans un véritable Sol Majeur.

    Le second mouvement débute comme une valse en mi mineur jouée par le marimba. Les cordes entrent progressivement sur cet ostinato, d'abord en pizzicato puis le violon expose un premier thème avec le marimba, doux et mélodieux. Après une première modulation, le marimba va arpéger les harmonies et imprimer un balancement langoureux typique de la valse, c'est le deuxième thème. Pendant ce temps, les cordes jouent en imitation sur des gammes de couleur assez populaire. Il est aussitôt enchaîné par un autre thème apparenté, sur des accords plus complexes, écriture issue du répertoire propre au marimba ; la mélodie, assurée par les cordes, est facilement mémorisable, du fait de sa simplicité. Sur la base de ce thème, on peut apercevoir une citation du grand Beethoven dans une résurgence d'un rythme utilisé dans l'un de ses plus grands quatuors (ceux dédiés à Razumowski). Après un crescendo, le premier thème est réexposé en Sol Majeur et est aussitôt suivi par le troisième thème richement harmonisé. Le mouvement se termine par un long et doux diminuendo sur ce thème."